Formules de politesse : comment bien terminer une lettre

Formules de politesse : comment bien terminer une lettre
Sommaire4 sections
  1. 01Les formules classiques pour un courrier administratif
  2. 02Adapter le degré de déférence
  3. 03Les formules plus sobres pour un usage courant
  4. 04Le cas particulier de l’e-mail

Une lettre mal commencée se rattrape parfois. Une lettre mal terminée laisse toujours une impression bâclée, même quand tout le reste est soigné. La formule de politesse est la dernière chose que lit votre correspondant avant de reposer la page, et c’est elle qui fixe le ton final de tout l’échange.

Le principe est simple à énoncer, plus délicat à appliquer : la formule doit correspondre au lien qui vous unit au destinataire, ni plus déférente, ni plus familière que ce que la relation justifie. Une lettre à un supérieur hiérarchique inconnu n’appelle pas la même conclusion qu’un mot à un ami de longue date.

Les formules classiques pour un courrier administratif

Face à une administration ou à une personne que vous n’avez jamais rencontrée, la formule de politesse traditionnelle reste une valeur sûre. « Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées » ou « Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes sentiments distingués » fonctionnent dans la quasi-totalité des situations formelles, y compris quand vous ignorez la fonction exacte de votre interlocuteur.

Ces formules de politesse se composent toujours de deux éléments : une formule d’appel, qui reprend le titre du destinataire (Monsieur, Madame, Monsieur le Directeur), et une formule finale, qui exprime le sentiment que vous adressez, respect, considération ou dévouement selon le degré de hiérarchie.

Adapter le degré de déférence

Toutes les formules ne se valent pas en intensité. Quand employer « considération distinguée » plutôt qu’une formule plus neutre ? Cette expression convient à un supérieur hiérarchique direct ou à une personnalité que vous souhaitez honorer particulièrement, davantage qu’à un simple échange administratif courant.

Les salutations respectueuses occupent un registre intermédiaire, adapté à un correspondant que vous ne connaissez pas mais avec qui la relation reste professionnelle plutôt que strictement hiérarchique. Un « profond respect » se réserve, lui, aux autorités les plus élevées : un ministre, un magistrat, un dignitaire religieux.

Les formules plus sobres pour un usage courant

Dans un courrier professionnel entre collègues, avec un fournisseur habituel ou pour une demande simple, des formules de politesse plus sobres conviennent mieux que les tournures administratives longues. « Cordialement », « Bien à vous » ou « Sincères salutations » remplissent le même rôle sans alourdir le courrier, à condition que le ton général de la lettre reste, lui aussi, dans ce registre plus détendu.

Le cas particulier de l’e-mail

Le courrier électronique a assoupli les usages sans les faire disparaître. Un premier contact professionnel par e-mail supporte encore une formule assez classique, quand un échange qui s’installe dans la durée glisse naturellement vers quelque chose de plus court. La règle qui tient toujours : garder une cohérence entre le ton du message et la formule de conclusion, plutôt que de terminer une lettre chaleureuse par une formule glaciale, ou l’inverse.

Il n’existe pas de formule universelle qui convienne à toutes les situations. Le bon réflexe reste d’observer comment votre interlocuteur signe lui-même ses messages, et de s’aligner sur ce registre plutôt que d’imposer le vôtre.

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