Radars supprimés sur Waze : que dit la loi ?
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Waze, racheté par Google, doit son succès à des millions de conducteurs qui signalent en temps réel le trafic, les accidents et l'état des routes. Jusqu'à la version 3.7.8, l'application affichait aussi la position exacte des radars fixes et mobiles, un service qui a disparu à la mi-février 2014 pour se mettre en conformité avec la loi française.

Pourquoi Waze a retiré l'affichage des radars
En France, la loi interdit les dispositifs qui signalent la présence ou l'emplacement d'un radar de contrôle de vitesse : ce sont des "avertisseurs de radars", et leur détention comme leur usage sont sanctionnés, quelle que soit la forme qu'ils prennent (boîtier dédié, application mobile, GPS). C'est ce cadre légal qui a poussé Waze à retirer l'affichage direct des radars de son service, plutôt qu'un choix purement technique de l'éditeur.
Ce que dit précisément la loi
Le décret n°2012-3 du 3 janvier 2012 encadre la détention et l'usage des avertisseurs de radars sur le territoire français. La détention d'un tel dispositif expose à une amende de la cinquième classe, pouvant atteindre 1 500 euros, et à un retrait de points sur le permis de conduire. Le matériel ou l'application concernée peut également être confisqué lors d'un contrôle.
Pourquoi certains tutoriels circulent encore en ligne
Des méthodes plus anciennes circulaient pour tenter de restaurer l'affichage des radars sur d'anciennes versions de Waze, en éditant des fichiers de configuration à l'aide de logiciels tiers comme Diskaid, un outil de gestion de fichiers pour iPhone.
Ce type de manipulation reste contraire à la loi décrite plus haut, quelle que soit la version de l'application concernée, et cet article ne détaille pas la marche à suivre pour cette raison. Une application mise à jour ferme d'ailleurs généralement ce genre de contournement à la première mise à jour suivante, ce qui rend la méthode peu fiable dans la durée en plus d'être risquée sur le plan légal.
Ce que Waze propose à la place, en toute légalité
Depuis le retrait de l'affichage direct des radars, Waze continue de signaler des "zones de danger" ou des "zones de contrôle fréquent" à certains endroits, une formulation qui reste dans le cadre légal en évitant de pointer un radar précis. Les panneaux de signalisation routière annonçant un contrôle de vitesse, eux, restent l'information la plus fiable et parfaitement légale, puisqu'ils sont posés par les autorités elles-mêmes. Le fonctionnement même de Waze repose d'ailleurs sur la géolocalisation de chaque véhicule connecté, ce qui permet aussi d'estimer un temps de trajet fiable en plus des alertes de circulation.
Rouler prudemment reste la meilleure protection
Au-delà de la question légale, un conducteur qui respecte les limitations de vitesse n'a techniquement besoin d'aucun avertisseur : le risque d'amende disparaît de lui-même. Les zones où les contrôles sont fréquents sont d'ailleurs souvent celles où l'accidentalité est la plus élevée, ce qui explique pourquoi les autorités y concentrent leurs opérations plutôt qu'ailleurs.
Retrouver l'affichage des radars sur une ancienne version de Waze reste donc une pratique risquée juridiquement, en plus d'être devenue peu fiable techniquement. Les alternatives légales, panneaux officiels et signalement de zones de danger, répondent au même besoin sans exposer à une amende ni à un retrait de points.
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