PS5 : quelle carte graphique se cache dans la console
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Sous le capot de la PS5 tourne une puce graphique AMD, connue en interne sous le nom Oberon, bâtie sur l'architecture RDNA 2. C'est elle qui permet à la console d'afficher des jeux en 4K, avec du ray tracing sur les titres qui l'exploitent, et des fréquences d'images qui montent jusqu'à 120 images par seconde sur certains jeux compatibles.
Que vous cherchiez à comprendre ce que la console a dans le ventre avant un achat d'occasion, ou juste par curiosité technique, voici ce que ces caractéristiques changent concrètement à l'écran.
Une architecture pensée pour la console, pas adaptée d'un PC
Le GPU de la PS5 grimpe jusqu'à 2,23 GHz et partage 16 Go de mémoire GDDR6 avec le processeur, dans une architecture unifiée propre aux consoles. Contrairement à un PC où le processeur et la carte graphique ont chacun leur propre mémoire, la PS5 fait circuler les données dans un seul réservoir commun, ce qui simplifie le travail des développeurs et réduit certains temps de chargement.
Comment elle se compare aux cartes graphiques PC
En puissance de calcul brute, le GPU de la PS5 se situe dans la même fourchette que des cartes grand public comme la NVIDIA RTX 2070 ou la Radeon RX 5700 XT, sorties à peu près à la même époque. La comparaison reste indicative : sur console, les développeurs optimisent leurs jeux pour une seule configuration matérielle connue à l'avance, ce qui permet souvent d'obtenir un rendu plus fluide qu'un PC équipé d'une carte comparable mais entouré d'un système d'exploitation généraliste.
Le ray tracing, la vraie nouveauté de cette génération
Le ray tracing calcule le trajet de la lumière de façon plus réaliste que les techniques utilisées sur PS4, avec des reflets et des ombres qui réagissent naturellement à l'environnement. Cette technologie a un coût en puissance de calcul, ce qui explique pourquoi certains jeux proposent un mode « qualité » avec ray tracing activé à résolution plus basse, et un mode « performance » qui privilégie la fluidité en désactivant cet effet.
Le vrai bond depuis la PS4
Face à la PS4, la différence ne se limite pas à la puissance graphique brute. Le SSD ultra-rapide de la PS5 réduit les temps de chargement à quelques secondes là où la PS4 pouvait demander une bonne minute sur certains jeux, et l'architecture RDNA 2 consomme moins d'énergie à performance équivalente que l'ancienne génération. Pour quelqu'un qui achète une PS5 d'occasion aujourd'hui, ce sont ces deux points, autant que la carte graphique elle-même, qui font la différence au quotidien.
Ce qu'il faut vérifier avant un achat d'occasion
Pour une PS5 achetée reconditionnée ou de seconde main, la carte graphique elle-même ne s'use pas comme une pièce mécanique, mais la ventilation et la pâte thermique peuvent avoir souffert avec le temps sur une console utilisée intensivement. Un bruit de ventilateur anormalement fort en jeu est souvent le premier signe à surveiller. Voir aussi notre article sur la garantie de la manette PS5, un autre point à vérifier sur un modèle acheté d'occasion.
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