Bloodborne : les secrets que la plupart des joueurs manquent

8 choses que vous avez probablement manquées dans Bloodborne
Sommaire8 sections
  1. 01La boîte à musique d’une petite fille
  2. 02Un hommage direct à Lovecraft
  3. 03Ces silhouettes qu’on croise sans les remarquer
  4. 04Arianna et Adella, une relation à double tranchant
  5. 05La vraie fin, cachée derrière un retour en arrière
  6. 06L’orphelinat, pour qui veut comprendre le lore
  7. 07La Rune de lune, facile à rater
  8. 08Gehrman, le premier chasseur et la fin alternative

Bloodborne reste le jeu vers lequel une bonne partie des joueurs FromSoftware reviennent, même des années après l’avoir terminé, et même en l’absence de toute suite officielle. Le rythme plus nerveux que dans Dark Souls, le virage franc vers l’horreur gothique et lovecraftienne, et une poignée de secrets qui échappent à la majorité des joueurs en une première partie expliquent cette fidélité. En voici huit, du plus anecdotique au plus déterminant pour comprendre l’histoire.

La boîte à musique d’une petite fille

En explorant Yharnam, on croise parfois une petite fille assise à la fenêtre ouverte d’une maison. Elle raconte que son père, lui aussi chasseur, n’est pas rentré depuis longtemps, et confie au joueur une petite boîte à musique à lui remettre s’il le croise. Ce père, c’est en réalité Gascoigne, le boss du tout début du jeu, déjà largement transformé en monstre. Jouer la boîte à musique pendant l’affrontement ne le rend pas inoffensif, mais ça ralentit ses phases les plus agressives, ce qui suffit souvent à faire basculer un combat compliqué.

Un hommage direct à Lovecraft

L’influence de H.P. Lovecraft sur Bloodborne ne se limite pas à une ambiance générale de vieux dieux qui observent depuis les ténèbres. Plusieurs monstres du jeu reprennent, presque au mot près, des descriptions tirées des textes de Lovecraft, tentacules et dents comprises. Ce n’est donc pas un hasard esthétique vague, mais un travail de reprise assez direct sur le matériau source.

Ces silhouettes qu’on croise sans les remarquer

Au fil de l’exploration, on aperçoit parfois de petits personnages, une sorte d’enveloppe humaine réduite au strict minimum, d’une allure à la fois touchante et macabre. Beaucoup de joueurs les ignorent sans savoir qu’ils indiquent, en creux, la présence d’autres joueurs dans la zone : plus il y en a, plus il y a de chasseurs à croiser, en alliés ou en adversaires.

Arianna et Adella, une relation à double tranchant

Deux personnages non joueurs entretiennent une relation particulièrement sombre : Arianna, une prostituée qui échange son corps contre du sang, et Adella, une nonne qui se présente comme une sainte et voit dans le chasseur un sauveur. En menant Arianna à l’abri dans la chapelle d’Odéon, on peut ensuite se nourrir de son sang à plusieurs reprises. Répéter ce geste trois fois pousse Adella, furieuse, à assassiner Arianna, dont le corps reste ensuite dans la chapelle.

La vraie fin, cachée derrière un retour en arrière

Beaucoup de joueurs manquent la meilleure fin du jeu simplement parce qu’ils ne retournent jamais dans la zone de départ. Après le réveil initial à la clinique d’Iosefka, une voix se fait entendre derrière une porte plus tard dans l’aventure. Un chemin caché dans les Bois interdits mène aux arrière-salles de cette clinique, où se trouve un groupe de survivants soignés et pris en charge : l’Émissaire céleste. Le trouver ouvre l’accès à une zone cachée supplémentaire, sans laquelle impossible de débloquer cette fin alternative.

L’orphelinat, pour qui veut comprendre le lore

L’histoire de Bloodborne compte parmi les plus alambiquées de FromSoftware, peut-être plus encore que celle de Dark Souls. Elle tourne largement autour de la consommation de sang qui transforme les habitants de Yharnam en monstres, mais les vraies clés de compréhension se trouvent dans l’orphelinat de l’Upper Cathedral Ward. Manquer cette zone, c’est se priver des clés qui relient les êtres célestes évoqués plus haut à l’origine du fléau, en plus d’un affrontement de boss qui compte parmi les plus marquants du jeu.

La Rune de lune, facile à rater

Comme dans la plupart des jeux FromSoftware, certains objets restent cachés jusqu’à ce qu’on erre sans but précis dans une zone. La Rune de lune en fait partie : elle augmente jusqu’à 30 % les échos de sang récoltés sur les ennemis, la monnaie du jeu qui joue le même rôle que les âmes dans Dark Souls ou les runes dans Elden Ring. On la trouve soit dans la geôle hypogée, soit au pied d’un escalier en colimaçon, après avoir vaincu Micolash.

Gehrman, le premier chasseur et la fin alternative

Après avoir vaincu la nourrice de Mergo, le jeu propose de se réveiller du rêve du chasseur. Refuser ce réveil transporte le joueur dans un champ de fleurs, face à Gehrman, le tout premier chasseur, dans l’un des affrontements les plus exigeants du jeu. Le vaincre débloque une arme inédite et une tenue prévue spécifiquement pour une New Game+, un vrai bonus pour qui relance immédiatement une deuxième traversée de Yharnam.

Ce qui frappe avec ces huit éléments, c’est qu’aucun ne relève du secret gratuit pour le secret : chacun ajoute une couche à l’histoire, change une mécanique de jeu, ou débloque un contenu qui reste invisible pour qui suit le chemin le plus évident. Ce genre de fidélité à un titre sorti il y a des années s’inscrit d’ailleurs dans un mouvement plus large, celui du phénomène du rétro gaming, où les joueurs reviennent volontiers vers des jeux plus anciens plutôt que de systématiquement chasser la nouveauté.

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